De la couleur, un café, une allure, un visage,
un étirement, quelques lignes d’écriture, une respiration, une pensée, un dessin...
Je souhaite ici la bienvenue aux jolis mots qui nous font coïncider avec nous-même.
J’ai grandi en banlieue parisienne, loin de toute tradition photographique. Je n’ai pas hérité d’un appareil ou d’un œil familial : la photographie est arrivée tard, presque en retard, comme une évidence que j’avais malgré moi retardée.
J’ai souvent eu du mal à dire les choses. Ou plutôt à mal les dire. Trop d’images dans la tête et pas assez de mots pour les porter. Alors j’ai commencé à regarder autrement : les gestes minuscules, les failles, les élans, les visages qui tremblent et ceux qui s’échappent. J’ai alors compris que la photo pouvait devenir mon langage. Celui qui me permet de reprendre la main sur ce que je n’arrive pas à formuler.
Mon parcours, lui, n’a rien de linéaire.
Au collège, je voulais être journaliste.
Au lycée, professeure d’anglais.
À la fac, j’ai perdu le fil.
À l’école, on m’a dicté les codes.
En alternance, j’ai détesté l’ambiance
À mon premier emploi, j’étais en joie.
À ma première démission, j’ai fait une dépression.
Puis je me suis plus ou moins reconstruite en freelance, à force de missions et de belles rencontres.
J’ai passé 5 années à penser,travailler, re travailler des techniques de communication, jusqu’à réaliser que la seule chose qui parlait vraiment pour moi, c’était mes yeux.
Aujourd’hui, je photographie pour comprendre et pour transmettre. Je m’inspire de photographes portés par cette même quête :
Ralentir ce temps qui file,
Raconter les gens tels qu’ils sont.
Capter le vrai, même quand il tremble.